La culture uruguayenne

19 03 2008

 La culture de l’Uruguay est dominée par les traditions européennes et en particulier par la culture espagnole, puisqu’il s’agit du pays colonisateur, et italienne à cause des nombreuses vagues d’immigration venant de ce pays. Étonnamment, la culture amérindienne n’y joue aucun rôle : les anciens peuples étant décimés, leurs cultures ont disparu avec. L’Uruguay a également été influencé par ses voisins comme l’Argentine, notamment dans les domaines de la musique et des danses folkloriques.

L’espagnol est la langue officielle du pays mais il existe d’autres langues : le guarani, autochtone, et le portuñol qui est un mélange d’espagnol et de portugais, parlé à la frontière brésilienne, mais ces langues sont très minoritaires. Un certain nombre d’uruguayens comprennent aussi l’italien et le français à cause des nombreuses vagues d’immigration venant de ces pays.

L’Uruguay a l’un des taux d’alphabétisation les plus élevés d’Amérique du Sud avec 98%[réf. nécessaire]. Ceci s’explique par la scolarisation obligatoire pendant neuf ans. Entre 6 ans et 12 ans, les élèves vont à l’école primaire, puis de 12 à 15 ans, ils vont dans les collèges (secondaire élémentaire) et si les élèves ont de bons résultats aux examens nationaux, ils ont le droit d’entrer dans une école secondaire « diversifiée » pour pouvoir obtenir le bachillerato (baccalauréat) qui permet d’accéder à l’université. Ils peuvent aussi entrer dans le secteur secondaire technique en vue d’obtenir le bachillerato tecnico. L’éducation national fut mis en place en 1877 par José Pedro Varela avec le décret de loi de l’Éducation Commune.

Parmi les institutions de l’enseignement supérieur, on peut citer l’université de la République qui est une université d’état (Universidad de la Republica datant de 1849), mais aussi l’université catholique d’Uruguay Damaso A. Larranaga (Universidad Catolica del Uruguay Damaso A. Larranaga) et l’université privée ORT d’Uruguay (Universidad ORT Uruguay). Pour ceux ayant choisi la filière technique, il existe aussi une université (Universidad del Trabajo).

Les Uruguayens mangent très peu le matin et le midi et font du repas du soir quelque chose de très important[réf. nécessaire].

La cuisine s’inspire aussi des origines espagnoles ou italiennes des habitants, à tel point que la pizza ou les pâtes sont devenues plats nationaux.

Une bombilla traditionnelle.

Une bombilla traditionnelle.

Le clericó est un vin local qui est un mélange de vin mousseux et de vin blanc. Il est très populaire pour les fêtes.

Les gauchos (bergers) qui gardent les troupeaux de bétail campent souvent sous les branches des ombús géants. Ils allument alors un feu pour préparer le asado (barbecue), et font bouillir de l’eau pour préparer le maté (une sorte de thé amer) qu’ils boivent dans une petite calebasse creusée et séchée à l’aide d’une paille d’argent munie d’un filtre. Cette paille, appelée bombilla, est souvent gravée. Une personne du groupe est chargée de la préparation. Il remplit le récipient d’eau chaude et le passe au suivant, qui lui rend quand il a fini. Le premier remplit à nouveau le maté et le passe à la personne suivante et ainsi de suite. La calebasse passe de main en main, et chacun boit avec la paille.

Le maté est bu par la majorité des uruguayens. Il est fréquent de voir des personnes à l’arrêt d’un bus, portant d’une main un thermos et de l’autre un maté. On le boit en général amer, mais on peut y ajouter du sucre. Au goûter, on le boit aussi avec du lait en mangeant des petits gateaux secs salés.

Les grandes bibliothèques se trouvent à Montevideo, comme par exemple la Bibliothèque nationale, la bibliothèque du Musée historique national, connue pour ses collections de gravures, de cartes et de pièces, la bibliothèque du Congrès national et les Archives nationales.

Les principaux musées sont le musée d’Histoire nationale, le Musée national des Beaux-Arts et le musée d’Histoire naturelle, tous construits à Montevideo. Cette centralisation de la culture montre une nouvelle fois la dissymétrie entre la capitale et le reste du pays.

Histoire du cinéma uruguayen 

En Uruguay, depuis les débuts du cinéma, on compte un peu plus de 50 longs métrages de fiction. Le premier d’entre eux semble difficile à identifier de façon sûre. Il pourrait s’agir de Pervanche de León Ibáñez Saavedra (grand-oncle de l’ancien président uruguayen Jorge Batlle Ibáñez), mais ce film de 1919 a été détruit par le mari jaloux de l’actrice principale. Auparavant quelques documentaires avaient été tournés, notamment par le cinéaste d’origine catalane, Félix Oliver.

De fait, Almas de la costa (1923) est souvent considéré comme « le premier film uruguayen », mais par la suite plusieurs autres films seront désignés ainsi, comme si le monde redécouvrait à chaque fois le cinéma uruguayen.

Une école de cinéma est créée en 1994.

Les années 2000 ont été particulièrement fastes, avec 25 Watts et Whisky, qui remporte une série de récompenses dans les festivals internationaux.

Actuellement on tourne environ cinq longs métrages par an dans le pays.


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